A fleur de peau

Standalone

(roman suivant deux points de vue différents)

 

Résumé

 

         Jonathan est écrivain. Malmené par la vie, brisé par un amant violent, il pensait que plus rien ne pourrait retenir sa fuite en direction de Milan. Jusqu'à ce que sa route croise celle de Maël, pianiste déchu, pour qui la musique est devenue son seul moyen d'expression depuis sa rupture. Autour de quelques notes sur le piano en libre service de la gare Montparnasse, tous deux vont ainsi se découvrir un point commun : la détresse.

         Sur un coup de tête, Maël propose de recueillir Jonathan, le temps qu'il retombe sur ses pieds. Seulement, cette colocation imprévue va vite s'avérer problématique car le musicien squatte l'appartement vide que son frère a laissé derrière lui suite à son déménagement. Ils vont malgré tout apprendre à vivre ensemble mais pas sans que cela ne soulève d'interrogations car Jonathan est gay et Maël, qui se revendique fièrement hétérosexuel, ne le laisse pas indifférent. Au point qu'il finit par décider de faire du salut de son nouvel ami, un substitut au sien.

         Mais leur cohabitation a une date d'expiration : deux mois, avant que le pianiste ne se retrouve à la rue. Deux mois, pour résoudre leurs problèmes mutuels, s'ils veulent espérer revivre. À moins que l'obstination de Maël, à refuser ses sentiments naissants, ne menace de tout détruire, jusqu'à Jonathan lui-même.

 

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 A fleur de peau n'est plus disponible en lecture en ligne.

  

 

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Caractéristiques du livre :

 

Catégorie : Romance contemporaine / LGBT (M/M)
Editeur : CONTRAT SIGNE
Etat actuel :

¤ Ecriture et corrections terminées - 23/02/2018

¤ Accepté en maison d'édition : Publication à venir (2021)

 

 

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    /!\ Attention /!\


Histoire réservée à un public averti.
Présence de scènes à caractères sexuels qui peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes.

 

Petit Extrait - Jonathan Side

 

       Qu'importe ! Il fallait que je le fasse. Il fallait en finir avec ça une bonne fois pour toute. Le seul problème restait que pour l'un d'entre nous, un trait avait été tiré. J'étais le seul à m'obstiner de la sorte, ce qui n'allait pas rendre mon entreprise plus aisée. Il me faudrait puiser dans tout mon courage, autant que je puisse en avoir.

 

       À de nombreux égards, j'avais la conviction que c'était ma dernière chance. Je misais gros. En fait, il n'était pas erroné de dire que je pariais mon avenir sur cette seule rencontre à venir. Je voulais Maël. Je le voulais à tout prix. Je voulais le sentir dans mon cœur, dans mon corps, dans mon âme. Je voulais qu'il m'appartienne autant que j'étais prêt à me donner à lui. Je fondais tout ce qui me restait d'espoir dans une possible relation avec lui. Et je n'avais même pas l'exigence de vouloir que celle-ci soit parfaite, idéale ou digne d'un conte de fées. Je ne voulais que lui, peu importe les difficultés que nous aurions à traverser, peu importe les écueils que pourrait rencontrer notre relation. Je ne réclamais que le droit de pouvoir le contempler à loisir, de pouvoir le sentir non loin de moi, de pouvoir rester à ses côtés et être là toutes les fois où il en aurait besoin. Parce que je ne voulais plus qu'il souffre. Il était si beau quand il souriait. Je le voulais souriant. Toujours. Je voulais devenir sa force parce qu'insidieusement, il était déjà devenu la mienne.

 

Petit Extrait - Maël Side

       Pour une raison que je n'expliquais pas, cela me mit du baume au cœur. J'éprouvai une légère sensation d’apaisement. Au moins une personne, ce soir, aurait prêté attention à ma prestation et en aurait éprouvé un réel plaisir. Je regrettais simplement que ce ne soit pas LA personne qui comptait pour moi qui puisse en accuser bonne entente. Je savais que si Nath' avait entendu ça, s'il avait su que c'était pour lui, il aurait été indubitablement touché. Je l'imaginais déjà, avec sa tête d'imbécile-heureux, les larmes au bord des yeux. Car il était comme ça, Nath' : sensible et réceptif à la beauté des choses, même des plus simples. Je savais que la moindre intention à son égard l'aurait atteint en des proportion que je peinais à croire possible.

       Toujours était-il que cette ultime interprétation fut pour moi un véritable coup de grâce. Extérieurement, nul ne dut voir quoi que ce soit ; intérieurement, mon esprit revivait les derniers jours de Pompéi. Putain ! Je voulais le voir ! Je voulais le voir tout de suite ! Maintenant ! C'était juste... terrible ?

       Si j'avais pu le retrouver comme je l'avais espéré au terme de toutes ces recherches qui n'avaient abouti à rien, je lui aurais tout révélé ! Si j'avais pu le revoir, je lui aurais avoué que je le désirais. Que je n'imaginais plus retourner à ma solitude, à mes nuages, alors qu'il avait illuminé mon ciel du Soleil de son sourire. À la place, il me semblait qu'un orage avait élu domicile au-dessus de ma tête, baignant mes jours d'une pluie de regrets.